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EL TARF - LE TARF
EL DJAZAÏR - ALGERIE - ALGERIA

BIENVENUE! MARHABA! WELCOME!

Introduction

Après quarante années d'absence, je suis revenu en août 2008 dans mon "village" natal : Le (El) Tarf. Je mets des guillemets parce que le village de mille à deux mille âmes que j'ai quitté en 1968 s'est métamorphosé en une ville d'environ 25000 habitants. Mais n'anticipons pas et prenons les choses dans l'ordre (chrono)logique.
La descente sur Annaba (Bône) en milieu de journée nous révèle une côte splendide, déchiquetée et montagneuse en direction de l'ouest, sablonneuse et plutôt rectiligne vers l'est. C'est beau ! L'accueil à l'aéroport d'Annaba est agréable, les formalités y sont rapides et faciles.
D'Annaba (Bône) à El(Le) Tarf la route traverse la plaine où l'urbanisation gagne du terrain, les orangeraies et les terres agricoles à hauteur de Sidi Salem ont disparu faisant place à des usines de transformation des phosphates du Djebel Onk, à des habitations et même à des localités entières. Les villages de Ben Mhidi (Morris), Sidi Kaci, Bouteldja (Blandan) sont devenus des agglomérations importantes et très animées dont la traversée nécessite une bonne dose de patience. A hauteur du Lac des Oiseaux, dont la surface s'est sérieusement réduite et où les cigognes m'ont semblé moins nombreuses que par le passé, un gros bourg est né.
La qualité de la route (RN 44) jusqu'à Bouteldja (Blandan) est (très) moyenne mais des travaux d'agrandissement et de mise en quatre voies sont en cours ; en revanche, entre Bouteldja (Blandan) et El (Le) Tarf elle est de bonne qualité, au début elle serpente et musarde au milieu des champs de melons puis pénètre dans les gorges de l'Oued Guergour et traverse une petite forêt rafraîchissante. A la sortie des gorges la route débouche à hauteur du Guergour. L'ancien douar, sans électricité ni eau courante, est devenu un véritable petit village avec ses infrastructures scolaires, sociales et commerciales. A la nuit tombée la vue de ce village éclairé à flanc de montagne est du plus bel effet.
L'arrivée au Tarf, Ah ! l'arrivée au Tarf ! Je m'attendais, comme dans ma jeunesse, à ne découvrir le village et ses premières maisons qu'au lieu-dit "Les Ormeaux". Non ! Cela a lieu bien avant, dès le franchissement de l'Oued Guergour. Ce que nous appelions Les Ormeaux et qui constituait le but ultime des promenades des soirs d'été est aujourd'hui l'entrée ouest de la ville.
Une ville moderne m'est apparue qui a, néanmoins, conservé la structure d'origine à savoir un damier à base de rues parallèles à la RN 44, qui reste l'axe central, et de rues perpendiculaires aux précédentes, Manhattan en quelque sorte. L'extrêmité Est est repoussée à la Ferme Ailloud donc à près de 2km des anciennes limites du village. La limite Sud se situe à présent à hauteur de la montée à Sidi Bekacem (là où se trouvait l'ancienne maison forestière), enfin la limite Nord est à moins de 500 mètres de l'Oued El Kébir, que nous appelions, jadis, simplement La Rivière.
Nous reviendrons sur le développement du Tarf et j'espère que des correspondants sur place nous informeront, au fur et à mesure, des évolutions futures. Les marques du passé sont bien présentes, cela se voit dans les constructions intactes du centre (le volet photos vous le montrera) et dans certaines infrastructures (petite école, école du Bordj ou grande école, la poste, le château d'eau, le transformateur électrique, l'hôpital, l'ancienne mairie).
Aujourd'hui, El (Le) Tarf est le siège de la wilaya (département) éponyme, toutes les instances de pilotage du département y ont leurs sièges. Il y a une annexe de l'université d'Annaba (Bône), un grand nombre d'écoles, de collèges et de lycées, un nouvel hôpital est sur le point d'être inauguré, nous trouvons plusieurs pharmacies, toutes les spécialités médicales sont présentes (on peut y faire une échographie, un examen gynécologique, des soins dentaires ou un contrôle de la vue). El (Le) Tarf est un centre commercial actif mais .... il n'y a toujours pas d'hôtel, ni de cinéma ce qui ne manque pas de surprendre pour une ville de cette importance.
L'accueil qui m'a été réservé, très souvent de la part de personnes qui étaient à peine nées lorsque j'ai quitté l'Algérie, a renforcé mon souhait de créer ce site. Je ne suis absolument pas spécialiste des langages XHTML, CSS et autre PHP mais je m'y suis collé par devoir envers tous ceux que j'ai croisés à l'occasion de ce retour aux sources ; je sollicite l'indulgence des visiteurs du site pour son aspect dépouillé voire presque spartiate.
Je souhaite qu'il constitue un espace de rencontres et d'échanges pour les Tarfinois d'hier et d'aujourd'hui. Il me reste à émettre un souhait (you can do it), que tous ceux qui ont des photos, des souvenirs, des anecdotes, des remarques, des recherches de perdus de vue s'expriment soit par mail via la boîte créée pour l'occasion eltarfobama@gmail.com (notamment pour les photos), soit en utilisant les news ou la rubrique libre opinion.
Ce site est le vôtre, il deviendra ce que vous en ferez.


Je profite de l'espace disponible sur cette page pour dire que j'ai fait quelques emprunts musicaux représentatifs de l'Algérie et, plus largement, du monde méditerranéen et latin. Vous pouvez à tout moment arrêter le lecteur (en haut et à gauche, en appuyant sur le bouton carré)
On y trouve de la chanson Kabyle, de la chanson arabe châabi (je rappelle que la chanson "el memfi" a été écrite par un Kabyle, Akli Yahiatène, pour marquer le soulèvement kabyle dirigé par El Mokrani en 1871 et la sévère répression qui s'en est suivie et au final le banissement en Nouvelle-Calédonie des leaders et de beaucoup de jeunes Kabyles), de la chanson judéo-arabe, de la chanson napolitaine, de la chanson cubaine, de la chanson sénégalaise (pour un merveilleux film espagnol "Todo sobre mi madre"), de la chanson égyptienne et Maxime Leforestier pour sa merveilleuse chanson "né quelque part". A tous je dis merci.
Il est entendu que si pour des raisons que je ne peux imaginer a priori il fallait retirer un (ou des) morceau(x) je m'exécuterais tout naturellement.